L’ouverture à l’art et à la culture est le moyen de changer son regard sur le monde et de s’ouvrir aux autres en vivant des expériences sensibles. L’université de Poitiers est engagée dans le développement d’une action culturelle forte qui participe à l’émancipation de ses étudiant.e.s.

Isabelle Lamothe, Vice-Présidente en charge de la Culture et de la Vie du Campus, se passionne pour sa mission et souhaite partager son appétence pour les arts et la culture avec les étudiant.e.s. La richesse et la variété de la programmation culturelle et artistique proposée tout au long de l’année est là pour répondre aux goûts et aux envies de chacun, et pour « tenter d’aller plus loin en proposant aux étudiants des découvertes et approches nouvelles ». Pour leur donner la possibilité de faire un pas de côte en quelque sorte !

La curiosité, une qualité essentielle

La Vice-Présidente regrette que trop souvent on considère les arts et la culture « comme quelque chose de marginal ou trop élitiste ou qui s’apparente seulement aux divertissements ».  Or, il s’agit  d’approcher une « expérience sensible du monde, esthétique, qui fait appel à nos sensations ». Qui n’a jamais eu la chair de poule à l’écoute d’une musique ou les larmes aux yeux devant un film ? Savoir, apprendre à regarder, apprécier l’odeur, le bruit, les couleurs, les formes, comprendre l’harmonisation, être interpellé, être déstabilisé salutairement. Un cocktail d’émotions, pour  nous mettre en mouvement à la fois dans le corps et la pensée « Mêler la passion et la raison, pour ne pas être uniquement  dans une approche  rationnelle et matérialiste permet de donner du sens aux choses ».

Isabelle Lamothe en est convaincue, « faire un pas de plus vers cette approche sensible permettrait d’apprécier différemment notre quotidien et de développer une forme d’empathie vis à vis des autres et du monde, de favoriser les rencontres et l’échange ». Voilà pourquoi il est essentiel à ses yeux d’œuvrer pour la culture notamment sur la période de formation des jeunes, où les pratiques et les représentations culturelles se transforment.

L’Université lieu de culture

« Les artistes ont quantité et qualité de choses à nous dire, à nous faire éprouver, il faut les rencontrer. Les œuvres ont beaucoup à nous révéler ».  Il s’agit d’une des motivations des Universités, donnant lieu à  la signature de la convention « Université lieu de culture », en 2013. Cette convention axe ses actions sur la présence artistique dans les Universités sous forme de résidences d’artistes ou d’œuvres d’art. Elle participe au développement des pratiques culturelles et artistiques des étudiant.e.s,  au soutien des pratiques amateurs, pratique de passionnés, ainsi qu’au développement de la culture scientifique et technique.

Au-delà de cette convention, l’université de Poitiers a mis des moyens humains au service des arts et de la culture avec un poste dédié à la mission culture à la Maison des Etudiants et la création d’une Vice-Présidence en charge de la culture.

L’Université participe également plus largement au développement culturel du territoire, notamment par le biais de nombreux partenariats avec des structures culturelles. Elle est d’ailleurs, une des rares universités à avoir signé une convention cadre pluriannuelle avec la DRAC Nouvelle Aquitaine et  la seule université française à avoir une convention cadre avec une scène nationale, le TAP Théâtre Auditorium de Poitiers. Elle dispose par ailleurs d’équipements culturels reconnus, dont par exemple, la salle de spectacle la curieuse de la Maison des étudiants, ainsi que l’Auditorium du pavillon musique et danse.

Isabelle Lamothe rappelle que « la culture est une des missions assignées par la loi aux Universités, au même titre que la formation et la recherche », qu’il s’agisse de culture artistique ou scientifique. Une mission qu’elle explique par le fait que « la pensée vient d’un travail de nuances issu de la dimension culturelle des choses, et d’une appétence à la curiosité. Les arts et la culture sont des ressources critiques pour redonner de la valeur à la pensée et ne pas simplement admettre les choses telles qu’elles sont. »  Un moyen de s’émanciper d’un certain conformisme.

Développer cette dimension sensible au monde, comme un ré-enchantement, une découverte, pour être en capacité de penser les choses autrement et ouvrir le champ des possibles.

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