Le Moyen Âge est vivant. Il se manifeste dans bien des aspects de notre quotidien : roman historique, série télévisée, bande dessinée, fête villageoise, propagande politique… Ces media véhiculent la doxa de l’obscurantisme moyenâgeux ou, au contraire, d’une période ludique, joyeuse et parfois grivoise qu’on regrette avec nostalgie. Cette résurrection du Moyen Âge ne saurait se cantonner au registre prétendument populaire. Elle touche aussi des approches plus scientifiques, parmi lesquelles l’archéologie expérimentale tient le haut du pavé. Depuis quelques années, les spécialistes s’intéressent à toutes ces résurgences, et ils les analysent dans une nouvelle branche de leur discipline qu’ils nomment le « médiévalisme » et qu’ils distinguent de l’historiographie, centrée davantage sur le travail érudit.

Les enjeux de ce nouveau champ du savoir sont essentiels, car la réception du Moyen Âge par nos concitoyens conditionne la reconnaissance sociale de la médiévistique en tant que science et, par conséquent, la survie même de nos disciplines dans un monde démocratique. Le CESCM ne saurait rester à l’écart de cette réflexion.

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