Conférence donnée par Hirac Gurden, directeur de recherches en Neurosciences dans le laboratoire de Biologie Adaptative et Fonctionnelle, CNRS UMR8251, université Paris-Diderot.

Si on demande à quelqu’un comment il perçoit le monde il répondra très souvent par des formes, des couleurs, des visages, c’est-à-dire des indices visuels. Or notre lien au monde est multisensoriel et le cerveau intègre en continuité les informations de tous nos sens.

In utero et les premiers mois de notre vie, notre système visuel est immature et c’est l’odorat qui est le sens principal et essentiel à notre vie. Il le restera même si nous n’en sommes souvent pas conscients. La perte de l’odorat est d’ailleurs vécue comme un drame pour les personnes anosmiques qui se sentent coupés du monde.

Comme les odeurs, notre odorat à de multiples facettes. Il permet de détecter les dangers en sentant l’odeur de brûlé dans notre sommeil ou un lait avarié en le sentant au goulot de la bouteille. Mais il permet aussi d’apprécier un parfum, une ballade en forêt ou notre plat préféré (ça peut être une madeleine bien sûr !).

Alors, comment marche le système olfactif ? Que se passe-t-il dans notre nez pour nous permettre de détecter des molécules volatiles invisibles ? Que se passe dans notre cerveau pour reconnaître et distinguer les odeurs? Quelles sont les mémoires et émotions liées aux odeurs ?

Pour répondre à ces questions, je vous propose un voyage fascinant au cœur de notre cerveau.

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