Conférence donnée par Thomas Boyer-Kassem, maître de conférences en philosophie des sciences à l'université de Poitiers.
Si une certaine action peut causer une catastrophe environnementale ou sanitaire, a-t-on besoin d’être certain que ce soit le cas pour prendre des mesures et tenter d’empêcher cette catastrophe ? Le principe de précaution affirme que non : il faut agir même si les données scientifiques ne sont pas catégoriques. Depuis les années 1980, ce principe figure dans divers traités et réglementations, et est régulièrement invoqué dans les domaines de l’environnement et de la santé. Il est néanmoins controversé, certains l’accusant d’être paralysant ou anti-scientifique. Est-ce bien le cas ? Devrait-on l’abandonner ? Ou peut-on le justifier par la raison ? Et s’il n’y avait pas un, mais des principes de précaution ?
  • La vie étudiante continue sur les réseaux sociaux !