Caroline Fromentin est un peu une entrepreneure malgré elle. La création de son activité d’hypnose thérapeutique s’est imposée comme une évidence, dictée par la seule nécessité de partager une méthode pour mieux vivre.

Caroline a toujours voulu être psychologue. Après son bac ES elle s’inscrit naturellement à la faculté de Psychologie. Son arbre généalogique la pousse toutefois à explorer une autre branche. « Ma mère est professeure de Droit à l’université de Poitiers, mon grand-père enseignait le droit, mon oncle a été doyen de la faculté de Droit. Aussi, à deux semaines de la rentrée je me suis demandé si je n’aimerais pas le droit moi aussi ! » C’est ainsi qu’elle s’inscrit à un double cursus. Elle valide sa L1 de psycho et de droit, malgré un investissement bénévole qui lui prend beaucoup de temps. « J’étais monitrice sportive de twirling bâton. Ma principale problématique était de travailler sur le mental de mes jeunes. » Caroline découvre l’hypnose par hasard lorsque sa mère décide d’arrêter le tabac. Elle suit une formation pendant les vacances d’été.

Besoin de partager

« C’est incroyable la force que j’ai découvert. Je ne pouvais pas le garder pour moi ! » Dès la rentrée de septembre 2016, Caroline crée son entreprise. « J’ai eu beaucoup de chance de faire les choses sur un coup de tête car ouvrir un cabinet à 19 ans peut poser un problème de légitimité. Aider les gens est pour moi une évidence. Je ne me voyais pas faire autrement. » Les clients arrivent rapidement.
Elle arrête alors le droit et rejoint le pôle Pépite (Pépite (Pôle étudiant pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat) « pour obtenir une reconnaissance vis-à-vis de mes professeurs et des aménagements ». Elle continue d’ailleurs aujourd’hui à côtoyer ce réseau qui lui ouvre de « jolies propositions ».
La jeune femme valide sa L2 puis sa L3 de Psychologie et décide d’arrêter les études, faute de temps, tout en ne « fermant pas la porte à une possible reprise d’études à l’université, un jour ». Convaincue qu’il  est « essentiel de continuer à apprendre »,  elle suit d’ailleurs régulièrement des formations.

Spécialisée en gestion des émotions

Caroline apprend aux gens « à vivre et accueillir leurs émotions, qui sont souvent bloquées ». Elle aborde toutes les problématiques – stress, angoisse, perte de poids, insomnies, addictions, phobies… – sur le versant émotionnel. « Je leur redonne la main sur leurs émotions pour aborder leur vie plus facilement puis être capable de gérer leurs émotions en autonomie. » Ce travail avec l’inconscient, « une partie de nous qu’on ne maitrise pas » n’a rien à voir avec l’hypnose de spectacle. « Les personnes entendent, se souviennent, et sont actrices de la séance. Elles décident ce qu’elles veulent changer. »

Le plus souvent une à trois séances suffisent pour agir sur un problème. « J’accompagne tous les publics, y compris les enfants (en âge de communiquer). J’anime notamment des ateliers avec des lycéens sur le développement de la confiance en soi. »

Mais Caroline ne prétend pas régler seule toutes les pathologies. « Je n’accompagne une personne pour un sevrage alcoolique que s’il existe un suivi médical ou psychologique en parallèle. »

Aujourd’hui, Caroline vit de son activité grâce aux recommandations de ses clients. « Le plus beau cadeau est de savoir que j’aide les gens à aller mieux. Je n’ai pas toujours des nouvelles de mes patients, mais le fait qu’ils me recommandent signifie que je leur ai fait du bien. »

La plus belle des récompense pour la petite fille qui rêvait d’aider les autres !

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