Le cycle de conférences scientifiques « les Amphis du savoir » a lieu tous les ans de janvier à mars. Valentine Drevet-Benatti, membre de la faculté des sciences fondamentales et appliquées, organisatrice des Amphis du savoir, nous dévoile la programmation de 2021 et l’organisation propre à la période.

Comment vont se dérouler les Amphis du savoir cette année ?

Nous allons devoir nous adapter aux contraintes sanitaires et passer en visioconférence jusqu’à nouvel ordre. Si la situation le permet, ce que nous espérons tous, les conférences auront lieu en présentiel.

Concrètement, comment les spectateurs pourront-ils et visionner les conférences ?

Les spectateurs trouveront tous les renseignements sur la page de l’université de Poitiers, celle de la Faculté de sciences (où il trouveront en plus des biographies et bibliographies fournies par nos intervenants pour ceux et celles qui désireraient approfondir le sujet). Ils pourront aussi bien sûr aller sur le site de notre partenaire, l’Espace Mendès France ainsi que sur le site de l’Université Inter-Âges, pour ses auditeurs. Les spectateurs pourront également se tenir au courant sur les réseaux sociaux, en particulier sur Twitter @amphisdusavoir. Pour les personnes qui ne pourraient pas assister à une conférence en direct, chacun pourra visionner toutes les conférences a posteriori sur UPtv, la web-TV de l’université.

La programmation est-elle aussi riche que les année précédente ?

Je le crois. Malgré des contraintes très fortes, tous nos conférenciers ont répondu présents et je les en remercie. Ce sont tous des chercheurs qui ne sont jamais intervenus aux Amphis du savoir et qui vont nous offrir des perspectives sur leur travaux. Biologie, physique, mécanique, astrophysique, médecine légale, paléoanthropologie : les champs disciplinaires couverts sont nombreux ; c’est passionnant !

Le 3 février, nous aurons le plaisir d’accueillir la célèbre légiste et psychiatre Alexia Delbreil pour une conférence intitulée « À la vie, à la morgue »». Éric Chaumillon, professeur au laboratoire « Littoral environnement et société » (LIENSs) de l’université de La Rochelle présentera quant à lui ses travaux sur la « Dynamique des littoraux sédimentaires, impacts des activités humaines et du changement climatique ».

Le 10 février, j’attends avec impatience la conférence de Julien Verdon, maître de conférences HDR au laboratoire Écologie et biologie des interactions (université de Poitiers) : « Parce que chaque mot compte : les conséquences de la communication chez les bactéries ». Alain Riazuelo, chargé de recherches au CNRS en poste à l’Institut d’astrophysique de Paris, dont le confinement de mars dernier nous avait contraints à annuler la conférence, à la gentillesse de revenir nous expliquer « Pourquoi la Terre est-elle ronde ? ».

Le 3 mars, Paul Loubeyre, du Commissariat à l’énergie atomique exposera ses travaux qui l’ont conduit à une première mondiale (« Nouvelles frontières et nouveaux outils en physique des hautes pressions : une illustration avec des résultats autour de l’hydrogène très dense »). De son côté, Gilles Bœuf, professeur émérite à Sorbonne Université, professeur invité au Collège de France, nous éclairera sur « Biodiversité et humanité : des relations ambiguës ? »

Je suis aussi très heureuse que Guillaume Daver (maître de conférences au laboratoire Paléontologie, Évolution, Paléoécosystèmes, Paléoprimatologie à l’université de Poitiers) dont la conférence avait également été annulée en 2020, revienne exposer le 10 mars la découverte, à laquelle il a participé, d’une nouvelle espèce humaine (« Des nouvelles d’Asie : une nouvelle espèce humaine découverte aux Philippines, Homo luzonensis »). Enfin, toujours le 10 mars, Paul Leblanc, maître de conférences en Génie électrique à l’université de Poitiers (Institut Pprime) nous parlera d’un sujet qui peut sembler technique, mais qui est passionnant et critique pour bien des industries : « La double couche électrique dans le Génie Électrique ».

Ne craignez-vous pas que ces conférences à distance perdent de leur attrait ?

Nous aspirons à retrouver nos étudiants et le public, mais il faut être positif : ces conférences en direct, en streaming, seront accessibles à beaucoup plus de monde que ce que peut contenir un amphithéâtre et tous nos spectateurs pourront interagir avec le conférencier ou la conférencière par le biais du Tchat qui sera mis à disposition, et sur Twitter !

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