Portrait d’Abderrazak El Albani

Recherche

Abderrazak El Albani : curieux par nature mais éternel insatisfait

Si vous ne trouvez pas Abderrazak dans son labo, à l’Université de Poitiers, cherchez plutôt du côté du Gabon... ou alors dans un laboratoire quelque part dans les quatre coins du monde. Passionné à cent mille pourcent, curieux par essence, il n’omet jamais, dans ses découvertes, de mentionner « l’importance de la notion d’équipe et le travail hors des sentiers battus. Il faut savoir suivre son feeling, être libre de penser sans divaguer non plus... et surtout être curieux. » En 2010, dans une carrière proche de Franceville au Gabon, il découvre des fossiles vieux de plus de 2,1 milliards d’années, bouleversant ainsi l’histoire de la vie sur Terre... Confidences d’un chercheur hors du commun.

Abderrazak El Albani

Abderrazak El Albani

Qui je suis ? Un chercheur qui ne sait rien faire d’autre !
« Je suis né dans la plus belle ville du monde, dans la vieille medina de marrakech, je suis le dernier d’une famille nombreuse de dix frères et sœurs et aujourd’hui j’ai un petit garçon de sept ans et demi. Quand j’étais petit, je voulais être pilote de chasse, la géologie ne m’a séduite que très tardivement, en deuxième année de faculté. mais une fois que la « fièvre chercheuse » m’avait touchée, je n’ai rien voulu faire d’autre. »

Enseignant-chercheur, au carrefour du rêve, de la passion et de la liberté
« J’aime rêver et j’apprécie plus que tout la liberté de mon métier, je reconnais qu’on est privilégiés. Ça m’arrive souvent de dire : un chercheur n’a pas besoin qu’on lui donne des ordres. Les plus belles découvertes de ces dernières décennies ont été faites hors des sentiers battus. Cette découverte a été faite en dehors de tout programme de recherche avec très peu de moyens. Au quotidien, mon plus grand plaisir est de pouvoir travailler en équipe, avec des collègues agréables, je m’enrichis de la découverte des autres, ici et ailleurs dans le monde... si tu n’es pas passionné, tu ne fais pas ce métier tant l’investissement est grand et entier. »

Aujourd’hui ma plus grande fierté… le partage
« Ma plus grande fierté est d’avoir pu partager cette histoire à des collégiens, en passant par l’ONU sans oublier quelques détours dans des villages comme Montamisé près de Poitiers avant d’atteindre les gratte-ciels de Manhattan ! Entre ma voisine de 82 ans et un enfant de collège : tous ont le même regard passionné. Sans cette découverte, je n’aurais pu rêver rencontrer aussi bien des agriculteurs du Haut-Poitou que des chefs d’États et établir un réseau professionnel aussi élargi : informaticiens, biologistes, physiciens, chimistes... Avoir réussi à monter une équipe internationale autour du projet, chacun avec sa psychologie, son état d’esprit est une belle réussite. »

Pourquoi le Gabon ?
Parce l’ambassade de France au Gabon voulait enrichir le partenariat avec le Gabon, alors elle nous a incités et soutenu pour y aller, le mérite leur revient finalement car ils ont eu une excellente initiative. Le seul mérite que j’ai est que j’ai répondu favorablement à leur offre en laissant certains dogmes de côté. Qui aurait imaginé qu’un géologue de l’Université de Poitiers pourrait travailler sur des terrains aussi anciens ?
Cette découverte, le fruit du hasard ? Pas réellement, il a fallu de la persévérance, patience, couplée d’une bonne dose de curiosité car sur ce terrain il n’y avait aucune chance a priori de trouver une forme de vie, déjà de nombreux chercheurs étaient passés par là depuis plus de 25 ans…
Combien de temps dure chaque mission au Gabon ? De 10 à 15 jours pour un coût de 30 à 35 000 euros. 

Focus sur sa découverte

Pourquoi le Gabon ?
Parce que l’ambassade de France au Gabon voulait enrichir le partenariat avec le Gabon, alors elle nous a incités et soutenu pour y aller, le mérite leur revient finalement car ils ont eu une excellente initiative. Le seul mérite que j’ai est que j’ai répondu favorablement à leur offre en laissant certains dogmes de côté. Qui aurait imaginé qu’un géologue de l’Université de Poitiers pourrait travailler sur des terrains aussi anciens ?

Cette découverte, le fruit du hasard ?
Pas réellement, il a fallu de la persévérance, patience, couplée d’une bonne dose de curiosité car sur ce terrain il n’y avait aucune chance a priori de trouver une forme de vie, déjà de nombreux chercheurs étaient passés par là depuis plus de 25 ans…

Combien de temps dure chaque mission au Gabon ?
De 10 à 15 jours pour un coût de 30 à 35 000 euros.

Publié par webmaster

Dernière mise à jour le 27 septembre 2013


Recherche d'un article


Université de Poitiers - 15, rue de l'Hôtel Dieu - TSA 71117 - 86073 POITIERS Cedex 9 - France - Tél : (33) (0)5 49 45 30 00 - Fax : (33) (0)5 49 45 30 50 - webmaster@univ-poitiers.fr