Julie Rançon, pur produit de l’université et fière de l’être

Portrait d'enseignant

Depuis septembre, vous avez intégré l’université en tant qu’enseignant-chercheur en français langue étrangère. pourriez-vous nous retracer votre parcours avant votre venue à la faculté de lettres et langues ?

Julie Rançon, pur produit de l’université et fière de l’être

Julie Rançon, pur produit de l’université et fière de l’être

Originaire du Gers, j’ai obtenu une licence en Sciences du langage mention didactique du français langue étrangère à Toulouse, avec une volonté de devenir institutrice. Au cours de cette formation, j’ai découvert les opportunités qu’offrait la discipline du Français langue étrangère (FLE) notamment dans la possibilité de voyager à l’étranger. Ce que j’ai d’ailleurs fait, durant ma maitrise, lors d’un stage à  ’Université de León en Espagne. Cette expérience m’a ouvert les yeux sur ce qu’était l’enseignement à l’université. J’ai été totalement conquise. Il y a une certaine liberté dans la pratique, dans les décisions, on est face à un public mature motivé et intéressé. À partir de ce moment-là, je me suis totalement focalisée sur l’objectif de travailler au sein d’une telle structure. Surtout que mes désirs de voyages ont été mis entre parenthèses car je venais de rencontrer mon conjoint.

En parallèle d’une thèse, en 2003, j’ai donné des cours de FLE à l’Université de Toulouse en tant que vacataire. Ce qui consiste à apprendre le français à des personnes non francophones. Puis j’ai été  ecrutée, en 2007, comme Attaché temporaire d'enseignement et de recherche (ATER) à l’Université de Perpignan. La fin de mon contrat était prévue en 2011, j’ai alors postulé à l’Université de Poitiers pour remplacer Annie Vigneron qui partait à la retraite.

Qu’est-ce qui a fait que vous ayez été retenue et comment s’est passée votre intégration ?
Le fait que je connaisse la méthode verbo-tonale, qui permet de faire prendre conscience de l’accent français, a été un élément décisif. L’équipe, très dynamique et soudée, m’a accueillie à bras ouverts et j’ai été très bien accompagnée par Annie Vigneron. J’ai  également été impressionnée par l’attention apportée à chaque étudiant. Je n’avais jamais vu cela. Aujourd’hui 75 % de mon temps est concentré au centre FLE où j’enseigne à des étudiants ayant un niveau avancé et 25 % au département de sciences du langage. En parallèle, je fais également de la recherche au sein du laboratoire FoReLL (équipe A).

Votre emploi du temps, laisse-t-il la place à des passions ?
Tout à fait, j’en ai deux. La première, l’équitation. Pendant plusieurs années, j’ai été monitrice. Maintenant, c’est un sport que je pratique pour mon plaisir. J’ai un cheval et un âne, j’ai rapatrié tout le monde  du Gers. Ma seconde passion est le sport automobile. Avec mon conjoint nous faisons des rallyes (je suis copilote) non sans une certaine ambition. On aspire à être meilleurs amateurs de France.

Sa plus grande fierté
« Celle d’avoir aidé des enfants du sénégal à poursuivre leur scolarité. » Par le biais d’une association toulousaine, Julie a participé à une mission humanitaire dans les bidonvilles de Dakar. Sa mission a été, pendant un mois et demi, de préparer 50 élèves de Cm2 à passer le concours d’entrée en sixième. « C’est une petite goutte d’eau par rapport à tout ce qu’il y a à faire pour améliorer leurs conditions de vie, mais ça a permis au moins à quelques élèves de ne pas être contraints de  travailler dès l’âge de 10 ans ». Une expérience forte pour cette jeune femme.

Publié par Samuel Pivette

Dernière mise à jour le 17 décembre 2012


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