Professeure brésilienne et chercheuse invitée pendant un an au sein de TECHNÉ

Professeure à l’Université Fédérale de l’État d’Alagoas de la région Nordeste du Brésil depuis 2006, Anamelea de Campos Pinto effectue un post-doctorat pendant un an comme chercheuse invitée au sein du laboratoire TECHNÉ de l’Université de Poitiers. Entretien avec cette amoureuse de la France et particulièrement sensible à Poitiers.

Anamelea de Campos Pinto

Anamelea de Campos Pinto

Avant de nous parler de votre séjour à l’Université de Poitiers comme chercheuse invitée depuis février dernier, pouvez-vous nous retracer brièvement votre parcours ?

Il n’est pas vraiment linéaire et j’ai la bougeotte (éclat de rire de Anamelea). De nationalité brésilienne - je suis née à Sao Paulo- et portugaise du côté de grands-parents paternels, je me suis orientée très tôt vers des études de lettres en Portugais-Français. Si le choix du portugais a été assez naturel, celui du français au lieu de l’anglais s’est fait en réaction vis-à-vis des États-Unis qui à cette époque n’était pas en odeur de sainteté au Brésil, mais aussi par l’amour de ma famille portugaise pour la France et à l’image de liberté qu’elle représente. 
J’ai ensuite effectué une bonne partie de ma formation en France : une double Licence : Langues et civilisations étrangères (LCE Portugais) et Français langue étrangère (FLE) à l’Université de Paris III de 1990 à 1992, puis un DUT Métiers du livre à l’Université de Nanterre (1992-1993). C’est lors de cette formation que j’ai commencé à m’intéresser à l’apprentissage via le numérique. Après un master autour de la thématique de l’enseignement des langues par le biais des logiciels, je suis revenue en France faire une partie de mes recherches de doctorat à l’Université de Paris III et au CLEMI (Centre de liaison de l'enseignement et des médias d'information). Le sujet de ma thèse : « La formation des enseignants pour l’enseignement à distance, pour une création collective ». Pendant ce séjour, j’ai eu l’occasion de venir une journée à Poitiers pour interviewer des chercheurs du CNED sur ce sujet. J’ai eu un très bon ressenti pour cette ville au point de me dire que j’aimerais vivre et travailler ici.
 
Un vœu qui s’est exaucé quelques années plus tard

En effet, quinze ans après, devenue professeure en Sciences de l’éducation, je suis revenue à Poitiers pour approfondir mes travaux de recherche. J’ai opté pour une année sabbatique en post-doctorat car c’est compliqué au Brésil de mener une recherche approfondie tout en assurant la charge d’enseignement qui est de plus en plus lourde.
J’ai hésité un temps entre la France et le Canada. Le choix de Poitiers s’est fait de façon un peu fortuite. J’ai découvert via internet le laboratoire TECHNÉ, dont les travaux s’inscrivaient pleinement dans mes thèmes de recherche autour de l’analyse des transformations des situations d’enseignement et d’apprentissage à l’ère du numérique. Ce laboratoire était connu au Brésil car il existe des liens d’échanges avec Poitiers. Ce qui m’a d’ailleurs impressionné, lorsque j’ai mis les pieds à l’Université de Poitiers, c’est la dimension internationale de l’institution et le souhait de l’équipe en place de la développer. 
Je suis accueillie au sein du laboratoire depuis février dernier et ce jusqu’à février 2018. Je me suis associée aux chercheurs du projet menée par TECHNÉ, intitulé Living Cloud, dont l’objectif est de transformer les conditions d’apprentissage des élèves et les pratiques pédagogiques des enseignants, en misant en particulier sur la dématérialisation des documents et sur de nouvelles approches pédagogiques plus collaboratives.

Qu’est-ce qui vous plait à Poitiers et quels sont vos lieux favoris ?

Je trouve cette ville mystérieuse, les gens sont renfermés sur eux mais en même temps chaleureux. Ce qui me plait surtout, c’est le fait que Poitiers soit une ville à taille humaine avec un passé historique passionnant. J’ai été particulièrement ravie de savoir que je mettais mes pas dans ceux de Descartes ou encore de Michel Foucault, dont j’ai étudié les textes lorsque j’étais étudiante au Brésil.
À Poitiers, j’adore la place du Maréchal Leclerc qui change d’atmosphère à chaque saison mais aussi le parc de Blossac et les bords du Clain où je vais me promener, ce sont des lieux très agréables et reposants.

Les projets pour la suite ?

Après cette année de recherche, je vais retourner au Brésil dans mon université d’origine et j’espère continuer à contribuer aux coopérations scientifiques entre les deux villes, en particulier Maceió et Poitiers et plus largement, entre la France et le Brésil.

Publié par webmaster

Dernière mise à jour le 17 novembre 2017


"L’esprit grand ouvert"

À l’Université de Poitiers, l’ouverture à l’international occupe une place essentielle, permettant à ses laboratoires de recherche et ses départements de formation un rayonnement et une attractivité dans un grand nombre de pays étrangers.
À l’occasion de la campagne de communication « L’esprit grand ouvert », retrouvez les portraits de celles et ceux qui font l’international à l’Université de Poitiers.
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