Le centre d'investigation clinique (CIC) en pointe sur la recherche en endocrinologie

Poitiers accueille, du 11 au 14 octobre, le 34e congrès de la Société française d'endocrinologie. Plus de 1500 participants, venus du monde entier, sont réunis sur le site du Futuroscope. L'occasion de mettre en lumière l'excellence de la recherche universitaire poitevine dans le domaine.

En endocrinologie, le Centre d’investigation clinique de Poitiers est actif dans le domaine du diabète, c'est une spécificité du centre poitevin

En endocrinologie, le Centre d’investigation clinique de Poitiers est actif dans le domaine du diabète, c'est une spécificité du centre poitevin

Interface entre les cliniciens du CHU et les équipes de recherche fondamentale de l'Université de Poitiers et de l'Inserm, le Centre d’investigation clinique de Poitiers (CIC 1402) est une infrastructure dédiée à la recherche clinique, contribuant au développement de recherches innovantes et de nouvelles connaissances scientifiques et médicales. « En endocrinologie, le CIC est actif dans le domaine du diabète, c'est une spécificité du centre poitevin », fait savoir Samy Hadjadj, professeur en endocrinologie.

Du sport contre le diabète

En partenariat avec le laboratoire MOVE – Mobilité vieillissement et exercice - de l'Université de Poitiers, le Centre d'investigation clinique est actuellement porteur d'une étude ambitieuse, nommée Actidiane. Son objectif ? Déterminer l’efficacité d’un programme d’activité physique à haute intensité (HIPA) sur la fonction rénale chez des patients atteints de diabète de type 2 et d’un déclin rapide de cette fonction. Le diabète de type 2 est une maladie chronique caractérisée par une insulino-résistance et une baisse de la production d'insuline par le pancréas, entraînant nombre de complications. « L'approche est originale : l'activité physique n'est pas pensée en terme de prévention mais bien comme un soin », pointe le Pr Hadjadj, investigateur principal de l'étude, soulignant le travail mené « main dans la main » avec le laboratoire MOVE. « L'étude Actidiane va se concentrer sur la comparaison de l’effet d’un programme structuré d’activité physique à haute intensité par rapport à un programme physique standard sur la fonction rénale. » Des contrats ont été passés avec plusieurs salles de sport. Les premiers patients seront inclus dans le courant du mois de novembre. Le protocole : une moitié fera de l'exercice physique à domicile, en suivant les consignes données par les médecins, l'autre moitié pratiquera en salles de sport. « Une manière de mettre l'offre commerciale à disposition du soin. »

Une chambre hypoxique

Autre projet d'ampleur porté par le Centre d'investigation clinique et l'Université de Poitiers : l'installation d'une chambre hypoxique en 2018. Ce système génère, de manière artificielle, un environnement simulant les conditions d'altitude. Le matériel d'extraction de l'oxygène, financé par l'Université, sera  installé dans des locaux mis en conformité par le CHU au centre d'investigation clinique. Un équipement de pointe qui permettra aux chercheurs dans les domaines du diabète, de la transplantation, du sommeil ou encore de la réanimation de poursuivre leurs investigations, « en étudiant les réponses du sportif, du malade et du volontaire sain dans une atmosphère appauvrie en oxygène », résume le Pr Hadjadj.

Une première à Poitiers

Le Pr Hadjadj est également, avec le Pr Maréchaux, co-président du comité local d'organisation du congrès annuel de la  Société française d'endocrinologie, accueilli pour la première fois à Poitiers. Réunissant près de 1500 professionnels, intervenants et participants de France mais également du Maghreb, des USA ou de Belgique, le congrès propose un programme scientifique varié sur les connaissances en matière de soins et de recherche dans les maladies endocriniennes et métaboliques. Il alterne conférences, ateliers et sessions de controverse où s'exprimeront deux positions opposées sur un même sujet. Exemple : faut-il dépister la coronopathie chez le patient diabétique de type 2 ? Un débat qui abordera les questions de surdiagnostic dans les dépistages.

Le congrès donne également la parole aux chercheurs et médecins poitevins. Signalons, par exemple, Rodolphe Vauzelle, du laboratoire XLIM signal image communication de l'Université de Poitiers, qui interviendra autour de la thématique « objets connectés et activités physique », le vendredi 13 octobre dans le cadre de la « journée paramédicale ».

Publié par webmaster

Dernière mise à jour le 10 octobre 2017


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