La Chaire régionale en « transplantation » amplifie le potentiel de recherche en santé et biotechnologie au sein de l’université de Poitiers

Clara Steichen est accueillie au sein du laboratoire IRTOMIT dans le cadre d’une chaire « santé, transplantation » financée par la Région Nouvelle Aquitaine. Ce laboratoire Inserm / Université de Poitiers travaille sur l’amélioration des conditions de la transplantation d’organes, principalement le rein et le foie, et autour de l’étude des phénomènes lésionnels liées à l’ischémie-reperfusion.

Thierry Hauet (Directeur de l’IRTOMIT U1082 INSERM), Yves Jean (Président de l'Université de Poitiers) et Clara Steichen (titulaire de la Chaire santé, transplantation)

Thierry Hauet (Directeur de l’IRTOMIT U1082 INSERM), Yves Jean (Président de l'Université de Poitiers) et Clara Steichen (titulaire de la Chaire santé, transplantation)

Ingénieure en Biotechnologies et titulaire d’un Master Biotechnologies et Innovations Thérapeutiques (Université de Strasbourg), Clara a ensuite réalisé un doctorat à Villejuif (Inserm U972) et travaillé à la reprogrammation et différenciation de cellules souches pluripotentes induites (iPSC) pour la modélisation de maladies hépatiques. Elle a poursuivi son parcours à São Paulo (Brésil) par un post doctorat au sein de l’Institut du Cœur où elle s’est de nouveau intéressée aux cellules souches humaines, mais dans un contexte de régénération cardiaque et rénale.

Comment faire face à la pénurie d’organes en France ?

La pénurie d’organes au niveau national conduit les chirurgiens transplanteurs à envisager la possibilité de greffer des organes qui ne répondent pas complètement aux critères d’éligibilité classiques, comme par exemple des organes issus de patients victimes d’un arrêt cardiaque, suite à une décision d’arrêt des soins de réanimation.  « Le problème, explique Clara, est que ces greffons sont particulièrement sensibles au processus de transplantation, ce qui peut à terme compromettre l’efficacité de la greffe. Pour essayer de réduire les lésions dues à la transplantation, il y a plusieurs stratégies potentielles à l’étude au sein du laboratoire IRTOMIT parmi lesquelles figure la thérapie cellulaire, qui consisterait dans ce contexte à injecter des cellules souches pendant ou après la transplantation pour améliorer les résultats de la greffe. Il a été montré au sein du laboratoire dans un modèle porcin que l’injection de cellules souches issues de liquide amniotique permettait d’améliorer la reprise de fonction d’un rein transplanté.

Des cellules souches d’urine pour une thérapie cellulaire du rein

Aujourd’hui, grâce notamment à cette chaire, le laboratoire va continuer à développer ces recherches en utilisant notamment d’autres types de cellules souches, comme celles que l’on peut isoler par exemple à partir de sang périphérique ou bien encore d’urine. Et c’est particulièrement sur l’utilisation de cellules souches issues d’urine en thérapie cellulaire du rein que Clara a déjà commencé à travailler. « Ces cellules ont l’avantage de pouvoir être isolées à partir d’un fluide naturel du corps humain produit en quantité quasiment illimitée et ayant pour rôle d’éliminer les déchets issus du métabolisme quotidien. Quelques travaux internationaux commencent à décrire le potentiel de ces cellules, mais notamment dans un contexte de transplantation d’organe, tout reste à faire. »

« Cette chaire est une vraie opportunité pour moi explique la jeune chercheuse. Je suis enthousiaste à l’idée d’apporter mes compétences notamment autour des cellules souches, et qui plus est de le faire dans un contexte nouveau pour moi, celui de la transplantation d’organe qui est le cœur du métier du laboratoire. J’espère que nous aboutirons à des résultats innovants et compétitifs qui permettront d’apporter des solutions supplémentaires pour gérer la pénurie d’organe et réduire le temps d’attente des patients nécessitant une transplantation».

Publié par webmaster

Dernière mise à jour le 29 juin 2017


Objectif de la chaire : développer des approches qui vont permettre d’améliorer la qualité des greffes d’organes grâce à la thérapie cellulaire.
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